Mercredi 23 décembre. PARADOXES

 













Je n'ai pas assez d'argent pour vivre et je vis quand-même.

Lundi 21 décembre: COULOIRS DU SAVOIR












La tentation indéniable de ne rien penser. Pas au sens du zen, mais plutôt au sens d'aller travailler, de regarder la télévision, de vivre quelque idylle insouciante, de souper au restaurant, de commenter ce qu'on a vu à la télévision. C'est ce qu'on appelle la vie normale.

Dimanche 20 décembre : PARLER

 












Tous les moyens de communication ne garantissent pas que nous ayons quelquechose d'interessant à nous dire.

Vendredi 21 novembre: DÉNI

Ce qui me met en colère, c'est la façon dont les gens ignorent les situations qui leur déplaisent.

Vendredi 16 octobre: RÉCIPROCITÉ













Est-ce que les noirs aussi ont peur de devenir blanc?

Mardi 13 octobre : TOURISTER

 L'impossible voyage, c'est celui que nous ne ferons jamais plus, celui qui aurait pu nous faire découvrir des paysages nouveaux et d'autres hommes, qui aurait pu nous ouvrir l'espace des rencontres

Mardi 13 octobre: MENACES

Pour rendre le médecins intelligents, il faudrait en égorger trois ou quatre chaque année sur la place publique. Ça leur mettrait un peu d'angoisse dans le ventre. Du désarroi des malades, ils tirent suffisance. La vue de la souffrance finit par les rendre insensibles. Je les déteste

Vendredi 2 octobre. VIDE

Être aimable, c'est intérioriser la division entre soi et l'autre, c'est se limiter pour faire place à autrui, c'est donc une manière de renoncer à être entier. La méchanceté est une manière d'affirmer son entièreté

Mercredi 16 septembre: AUTONOMIE












Les monstres existent, mais ils sont trop peu nombreux pour être vraiment dangereux. Ce sont les hommes ordinaires, les fonctionnaires prêts à croire, à obéir sans discuter, comme Eichman

Mardi 15 septembre. NETTOYAGE

La nuit, moins veine qu'on ne l'aurait cru, jouait un rôle hygiénique et social: elle préparait pour le lendemain une population récurrée, prête au travail, les poumons gonflés de l'oxygène de la résignation, une population sans mémoire, sans avenir, contente de l'humble recommencement des journées.